vendredi 26 mars 2010

De São Paulo à Ihlabela : 8 jours au Brésil !

Avant d'arriver à Buenos Aires, j'ai décidé de rendre visite à deux amis français à São Paulo (SP). Paul et Claire sont des amis que j'ai rencontré pendant mon année passée à Madrid : Paul fait un travail d'investigation sur les radios boliviennes à São Paulo et Claire est en stage au centre culturel de la ville.

Dès mon arrivée, j'ai été impréssionné par la démesure de SP. Elle est giganstesque. 19 millions d'habitants vivent les uns sur les autres. C'est la ville la plus peuplée du Brésil et de l'hémisphère Sud. Au niveau mondial, elle se trouve en 5ème position.


Les buildings poussent de partout. Il y en a plus de 1 000 des plus modernes aux plus vieux délabrés. Il y en a pour tous les goûts !

J'ai été aussi impressionné par la foule de personnes qui marchent dans les rues. Les rues sont bruyantes, sales. Les trottoirs sont craquelés. L'air est pollué par les trop nombreuses voitures. La pauvreté est également présente partout. Des gens dorment sur les trottoirs la nuit avec comme seul protection des bouts de cartons. Le jour de mon arrivée, Paul me racontait que des personnes venaient de se faire expluser d'un squat et que le quartier payait des hommes (armés de matraques) pour éviter que les sans abris ne dorment dans les rues...

Comme vous l'avez compris, SP n'est pas une destination touristique. Ce fût cependant une bonne expérience ! Coeur économique du pays, elle représente aux yeux de millions de brésiliens pauvres la ville rêvée où s'¡nstaller. Or, la réalité est tout autre. Des emplois il y en a pas pour tout le monde. Et puis, la vie coûte plus cher aussi... Conséquence, les pauvres sont partout : les plus chanceux trouvent un logement dans les favelas autour de la ville, les moins chanceux dorment sur les trottoirs du centre-ville.


Voilà le décor !

Après cinq jours à SP, on a fuit direction la côte. Une nuit dans une petite bourgade de 6 000 habitants nommée Paraibuna puis me voilà enfin sur la côte où je prends un ferry pour atteindre mon objectif : Ihlabela, magnifique île et sublimes plages... Cela change de SP !

Deux photos de Paraibuna :



Grâce au site Couchsurfing où je suis inscrit, j'ai été logé gratuitement la première nuit sur l'île par un brésilien de 29 ans Danilo. Ne pouvant pas me loger la nuit suivante, le gars a appelé un ami (Luis) à lui qui a accpeté de me loger (gratuitement aussi). L'ami en question avait en fait 65 ans... Un vrai personnage ! Fan de bouddhisme, adepte de yoga et méditation, chaque nuit à minuit, il descend à la plage à seulement une minute de chez lui pour méditer. Il ne cuisine jamais, il s'en va toujours en ville manger dans un self-service...

Cherchez l'erreur sur la photo :


J'ai passé la soirée avec lui et un couple d'amis de 39 ans (Adriano et Adriana) qui logeait également dans la maison pour quelques jours. Sur la terrasse, Adriano a joué de la guitare toute la soirée (il gagne sa vie en jouant dans les bars de Santos). Adriana, Luis et moi l'écoutions tout en buvant des bières entre deux piqûres de moustiques...

Le lendemain, j'ai passé la journée avec Adriano et Adriana sur la plage... puis je suis rentré à SP le soir.


Mon séjour s'est terminé le mercredi 24, me voilà maintenant en Argentine à Buenos Aires !

mercredi 24 mars 2010

New trip, new blog !

Salut tout le monde !

Me revoilà reparti à l'aventure sac sur le dos, sourire aux lèvres et... chaussures trouées (pour toi maman ;-) ) Destination Argentine !

Après avoir écrit un mémoire de recherche l'année dernière sur une communauté caféière au Guatemala, me voilà maintenant parti pour l'Argentine pour un stage de 6 mois au sein de l'ONG argentine Fundapaz (Fundacion para el Desarrollo en Justicia y Paz). La mission de l'ONG est de soutenir le développement des populations des communautés indigènes et paysannes des régions de Salta, Santa Fe et Santiago Del Estero (trois provinces du Nord de l'Argentine).

Mon travail va consister à réaliser une nouvelle étude sur les producteurs des communautés de Santiago Del Estero afin d'obtenir des donnés plus récentes sur les conditions de vies des populations. Cette analyse permettra par la suite à l'ONG de créer des projets sociaux et productives qui tenteront de répondre aux attentes des familles.

Le stage commence le 5 avril. Pour le moment, c'est tourisme !!