mardi 27 juillet 2010

Quelques news

Une légère perte de motivation m'a obligé à ecrire un nouvel article que maintenant. Faisons le point ! Où j'en suis ? Certains doivent se le demander.
Cela fait maintenant quatre mois que je suis en stage, il me reste plus que deux petits mois et puis c'est fini. Le 30 septembre plus exactement je termine le stage.

Qu'ai je donc fait depuis le dernier article laissé sur le blog ? Du côté du boulot, j'ai terminé mes enquêtes dans la zone de Garza (zone la plus reculée où les populations vivent sans eau courante et sans électricité). Ce mois-ci et jusqu'à la fin du mois d'aout je me concentre sur la zone proche des bureaux de l'ONG où là les gens vivent dans de meilleures conditions (eau potable, electricité et canal d'irrigation). Imaginez, j'ai pu voir un DVD des Power Rangers chez une famille qui me logée!! Ca c'est du développement... ;-)

Sinon, dans le village où je vis (Forres, 5.000 habitants), je commence à connaître pas mal de gens, de tout genre : de la mamie qui tient son commerce et qui me parle chaque jour de la pluie et du beau temps en passant par le quinquagénaire qui se boit deux bouteilles de bière par jour et je ne sais combien de cigarettes jusqu'au jeune adolescent fraichement sorti du lycée qui a arrêté d'etudier et qui est obligé de demander de l'argent à ses parents pour sortir les weekends... Voila mon reseau !

Au cours du mois de juillet, je suis allé à un festival de rock La Salamanka Rock à La Banda à 50 min de mon village. Festival Rock sans alcool, cherchez l'erreur. J'ai pu decouvrir quelques groupes rock argentins. J'ai également passé un weekend à San Salvador de Jujuy (au Nord, à quelques heures de la Bolivie) où j'ai retrouvé deux copines francaises. On a été logé chez la famille d'un argentin de 21 ans que j'avais rencontré dans une terminale de bus deux mois auparavant et qui est maintenant un pote. Le weekend a été génial !

Voici quelques photos :


Et, oui c'est l'hiver ici !! Dans la province où je bosse par chance on n'a pas eu droit à la neige...


Bon je vais me coucher, mais promis j'écrirai un nouvel article très très vite... J'ai quelques anecdotes à raconter à propos de serpents, coca et policiers... Ce sont trois anecdotes différentes... ;-)

samedi 26 juin 2010

Si le monde était un village...



Certains doivent connaitre ce qui suit (les étudiants de géographie oui, les autres je ne sais pas). Cela fait réfléchir au moins deux secondes. Je l'espère en tout cas...

"Si nous comparons l’humanité entière à un village de 100 habitants et si nous tenons compte de tous les peuples existants, ce village serait composé de :

57 Asiatiques

21 Européens

14 Américains (Nord et sud)

8 Africains

52 seraient des femmes

48 seraient des hommes

70 ne seraient pas des blancs

30 seraient des Blancs

6 Personnes posséderaient 59% de la richesse mondiale totale

6 Personnes viendraient des USA

80 n’auraient pas de logement

70 seraient analphabètes

50 seraient dépendants de quelqu’un

1 aurait un PC

1 serait diplômé

Si on voit le monde de cette manière, il devient clair que, la compréhension, l’acceptation et les études sont nécessaires.

Si tu t’es réveillé ce matin et que tu n’es pas malade, - tu es plus heureux que 1 million de personnes, qui vont mourir dans les prochains jours.

Si tu n’as jamais vécu de guerre, la solitude, la souffrance des blessés ou la faim - alors tu es plus heureux que 500 millions de personnes au monde.

Si tu peux aller à l’église, sans la crainte qu’on te menace, qu’on t’arrête ou qu’on te tue - tu es plus heureux que 3 Milliards de personnes au monde.

Si tu trouves à manger dans ton frigo, que tu es habillé, que tu as un toit et un lit - tu es plus riche que 75% des habitants de ce monde.

Si tu as un compte à la banque, un peu d’argent dans ton portefeuille ou un peu de Monnaie dans une petite boîte - tu fais parti des 8% personnes les plus riches au monde.

Si tu lis, cette information tu es béni - car :

Tu ne fais pas partie des 2 milliards de personnes qui ne savent pas lire Et... Tu as un PC ! :-D "


L'enfant au centre à l'âge d'aller à l'école mais malheureusement pour lui il ne peut pas y aller. Il a obligation de s'occuper de ses petites soeurs. Ici, la quasi totalité des enfants vont à l'école. Les plus chanceux terminent l'école primaire les autres s'arrêtent en chemin car certains parents n'obligent pas leurs enfants à aller à l'école si ils en ont pas envie... Continuer les études au collège est un luxe que peu de familles peuvent s'offrir. L'école publique est gratuite en Argentine (même l'université). Le problème est d'envoyer son enfant dans le collège le plus proche situé à plusieurs heures à vélo ou à pied et lui payer un logement.

Nouvel album disponible dans la rubrique Fundapaz : Enquêtes de terrain Zona Garza (2)

dimanche 30 mai 2010

Un petit tour en Bolivie...

Je mets en ligne les photos de mon dernier weekend passé... en Bolivie. C'était un weekend à 4 jours : l'Argentine célébrait les 200 ans de l'independance du pays. Je n'ai pas pu aller très loin en Bolivie. Il y avait déjà beaucoup d'heures de bus à faire rien que jusqu'à la frontière (13 heures environ). Donc je suis allé jusqu'à Tupiza : 3 heures de bus de plus depuis la frontière. L'endroit était vraiment sublime. J'avais l'impression d'être dans le Far West américain... J'ai fait un tour de 2 jours à cheval avec des israëliens, hollandaises et français. Très bonne ambiance dans le groupe !






Le seul petit hic du voyage c'est que je suis tombé malade... J'ai pris froid ! Il y avait beaucoup de vent... puis j'ai du prendre un bus de nuit à 4h du matin en Bolivie de Tupiza à la frontière... sans chauffage, sans sac de couchage, sans couverture, sans bonnet... J'avais 2 tee-shirts, deux pulls, une polaire et un blouson... Malheureusement c'etait pas suffisant... Dehors, les vitres etaient gelées. (J'etais à plus de 2.000 mètres d'altitude. Tupiza est à 2.900 mètres!) Sympathique ! Bref, mon pire voyage en bus de toute ma vie ! Je crois que ca va être très très difficile de faire pire...

Donc là vous vous dîtes "Nico, tu es con comme un baton !! Tu aurais du t'y preparer" En fait, au depart je devais prendre un bus à 10 heures du matin... mais le gars de l'auberge est gentillement venu taper à la porte à 23h30 pour me dire qu'il n'y avait pas de bus à 10 heures demain et donc que je devais prendre le bus de 4h du matin.

C'est pas grave ca fera une histoire de plus à raconter à ses enfants ou voire même à rajouter dans son CV...

samedi 15 mai 2010

"J'y perds la moitié de ma vie..."



La semaine dernière j'ai enfin commencé mes enquêtes de terrain. Le but de l'étude est de connaitre l'ensemble des producteurs des deux micro-régions où travaille l'ONG : la zone de Robles là où se situe les bureaux de Fundapaz; et la zone de Garza à plus d'une heure de l'ONG. L'objectif est donc de voir qui participe aux activités de Fundapaz et également avoir quelques informations basiques sur les autres familles qui ne participent pas et comprendre pourquoi ils ne viennent pas aux réunions.

Les conditions climatiques sont ici très difficiles pour les petits producteurs. On est en climat semi-aride. Les températures atteignent plus de 50º C en été (décembre, janvier, février) et les précipitations sont faibles.



Dans la zone de Robles, les paysans ont accés à l'eau du fleuve Rio Dulce par des canaux d'irrigations et les maisons sont situées à proximité des voies de communication. Dans la zone de Garza où j'ai commencé les enquêtes, l'accès y est difficile. Tous les routes sont en terre. Et autre problème : il n'y a aucune rivière qui passe à proximité.



Toutes les familles que ce soit de Robles ou de Garza sont des éleveurs de chèvres. En plus de cela, on peut trouver également dans l'exploitation familiale des vaches, porcs et moutons mais en moins grand nombre. Ensuite en fonction des ressources hydriques de chacun, les familles sèment de la luzerne et du maïs pour la consommation animale et familiale. Certaines familles ont également un petit potager. Mais le manque d'eau rend difficile la mise en culture pour la majorité des familles. L'élevage est donc l'activité principale.

Le soucis est que cette activité n'est pas suffisante pour faire vivre une famille et trouver un emploi relève de l'exploit ! La solution parce que oui ils ont trouvé une solution c'est partir travailler plusieurs mois comme ouvrier agricole dans la province de Buenos Aires. Presque tous les hommes partent récolter la patate dans une grande exploitation. Certains partent 3 mois, d'autres 6 mois, quelques uns 10 mois. En moyenne ils passent la moitié de l'année sans voir leurs femmes et leurs enfants. Et c'est comme ça chaque année. Un vieux avec qui j'ai parlé a fait ça tous les ans pendant 40 ans depuis l'âge de 17 ans. Un autre paysan a commencé à 13 ans avec son père depuis il y part tous les ans. Il a maintenant la trentaine. "J'y perds la moitié de ma vie..." m'a t-il dit. Donc oui ils ont trouvé une solution pour survivre, mais quelle solution !! Leur vie est comme ça et ils ont malheureusement pas d'autres choix que de l'accepter.

J'ai eu cette discussion lors d'un repas chez une famille paysanne qui m'a logé lors de mes enquêtes.



Toutes les photos sont disponibles dans la rubrique "Fundapaz".







Je mets en ligne également des photos d'un weekend que j'ai passé en montagne début mai dans la province de Tucuman ("Tafi del Valle").

jeudi 22 avril 2010

Un dimanche en famille

(Remarque : J'avais promis des vidéos. Finalement, il y en aura pas. J'ai tenté plusieurs fois et à chaque fois ça ne marche pas... Donc pas de vidéos pour le moment. Désolé !)

Dans cet article je vais juste vous parler de ma journée de dimanche dernier. J'ai été invité à manger chez l'ami de Pablo (le couchsurfeur qui m'a logé le premier weekend qui a 29 ans et est avocat). L'ami de Pablo est avocat aussi et a aussi 29 ans. Il m'a invité dans sa maison familiale en campagne à manger avec sa famille. En fait au départ, je savais juste que j'allais manger avec lui, sa grand mère et peut être ses parennts. Au final, on était 15 personnes... et la famille n'était pas au complet...



La question que vous vous posez ou peut être pas est pourquoi quelqu'un que je n'ai vu qu'une seule fois m'invite à manger avec toute sa famille ?
La raison est que cette famille a des origines françaises et plus particulièrement du Sud ouest de la France... de Pau. Pau, ville où j'ai étudié deux ans et située à une heure de chez moi. L'histoire, assez incroyable, est que l'arrière grand père de "mon nouvel ami" a immigré en Argentine... à l'âge de seulement 14 ans. Tout seul ! Il a travaillé plusieurs années dans une boulangerie. Il a accumulé tellement d'argent qu'il a pu s'acheter une vaste terre. Aujourd'hui, l'exploitation fait 1.500 hectares et appartient toujours à la famille.



Le meilleur moment de la journée a été quand ils m'ont montré les lettres qu'envoyaient des membres de la famille de France en Argentine. J'ai pu lire une lettre par exemple d'une nièce qui écrivait en 1940 sur son mari soldat bléssé par une explosion. Elle raconte que plusieurs amis de son mari sont morts lors de l'explosion. Heureusement lui n'a reçu qu'un éclat d'obus sur le front et est encore vivant. La femme a écrit après que son mari soit revenu du front et être resté quelques jours à la maison avec sa famille. Elle parle de sa petite fille qui aurait dit à son père :"Papa c'est maintenant fini de faire la guerre ! Maman est très triste. Tu dois rester avec elle".

J'ai pu lire également des articles de journaux de 1940 juste avant que la guerre démarre comme celui-ci :



Je ne sais pas trop comment conclure mon article. Mais, l'idée est que parfois on oublie que les voyages c'est pas seulement que des monuments, des paysages, des musées. C'est aussi des rencontres... A Santiago del Estero, il y a peut être peu de choses à visiter mais il y a des gens qui y vivent et qui sont près à échanger, à t'inviter à manger sans rien attendre en retour. Tout ça pour dire que je m'ennuie pas ! :-)

jeudi 15 avril 2010

Première semaine, premières rencontres !

Allez je ne perds pas le rythme !

Tout d'abord des photos de l'ONG :




Mon bureau

Le reste des photos sont disponibles à gauche: album "Mon logement et mon lieu de travail".

Pour mon premier weekend, je suis allé à la capitale de la province de Santiago del Estero qui s'appelle ... Santiago del Estero. Facile !
Je n'ai pas pris de photos parce qu'il y avait tout simplement pas grand chose d'intéressants à prendre en photo. Ah si peut être une église ! ^^

J'ai été logé chez deux couchsurfeurs : le premier m'a logé que le vendredi. Il devait étudier le samedi donc je suis allé chez un autre couchsurfeur plus âgé : 29 ans avocat.

Il m'a invité au restaurant le soir. C'était l'anniversaire de son pére, né comme moi le 5 avril. Le père m'a offert le repas ! :-) Ils étaient super gentils d'ailleurs comme toutes les personnes que j'ai rencontré durant le weekend. Tout le monde était intéressé par ce que je fais ici dans l'ONG. Après le restaurant, on est allé retrouvé des amis du couchsurfeur dans un bar où ils célébraient un anniversaire. Les propriétaires du bar sont des amis, donc des bouteilles de champagne avaient été amenés. Tout ca pour dire que j'ai rien payé là aussi :-)
Même les cocktails que m'a fait goûter le barman, c'est un gars qui me les a offert.

Le lendemain, j'ai suivi le couchsurfeur à Tucuman (capitale de la province de Tucuman, facile aussi). Le couchsurfeur s'appelle Pablo (comme ça j'arrête de répéter "couchsurfeur" tout le temps ^^). Il est supporteur de River Plate, un club de Buenos Aires. Deux bus partaient de Santiago del Estero. Il restait une place pour moi (j'ai encore rien payé ^^). J'ai passé l'après midi dans un campimg avec 200 supporteurs de River. De la viande avait été amené pour le barbecue. J'ai mangé avec eux, et j'ai bien entendu ... rien payé. J'ai passé une super après midi. Tout était vraiment super bien organisé !

Puis le soir, on est allé au stade. Enorme ambiance ! Stade de 30.000 places remplit. J'étais avec les 3.000 supporteurs de River Plate. On etait tous collé les uns contre les autres. Impossible de s'asseoir. Les supporteurs n'ont pas arrêté de chanter pendant 90 minutes.

Pour un premier weekend, c'était vraiment excellent ! Je me suis intégré très très facilement. (Photos disponibles sur la gauche: album "Match Tucuman - River Plate")

(Je vais me coucher, demain je mettrais des videos pour vous montrer l'ambiance qu'il y avait dans le camping)

mardi 13 avril 2010

C'est parti pour 6 mois !!

En bon géographe que je suis, voici une petite carte pour vous !



Je ne vais pas vous raconter que tout va bien, que l'ambiance est bonne dans l'ONG et que le travail devrait être intéressant... J'ai beaucoup mieux !

Parlons de choses intéressantes...

Tout d'abord, la province de Santiago Del Estero n'est pas connue mondialement. Cela est certain ! Peu de gens on entendu parler de cette région. Alors pourquoi j'ai eu l'ingénieuse idée d'aller là-bas ? Ce n'est pas pour faire du tourisme, ça c'est sûr ! Ici, le tourisme y est très peu développé. C'est l'une des régions les plus pauvres du pays. Beaucoup de touristes traversent la province mais ne s'y arrêtent pas préférant continuer leur route plus vers le Nord Ouest vers les provinces touristiques de Salta et Jujuy.

Santiago del Estero est plutôt connu pour ses conflits agraires que pour autre chose. Un petit historique s'impose : par le passé, des terres agricoles il y en avait plus ou moins pour tout le monde. Beaucoup de terres n'étaient pas cultivés par leurs propriétaires. Des paysans pauvres on pu alors s'y installer, construire leurs maisons et vivre tranquillement.
Dans les années 70, la culture de la soja augmente. La production explose ! En 70/71, 37.700 hectares de soja sont recensés. Dix ans plus tard, on en recense plus de 2 millions d'hectares. En 96/97 : on atteint les 6 millions. En 2009/2010, on compte plus de 18 millions d'hectares. L'Argentine est le troisième plus gros producteur mondial après les Etats-Unis et le Brésil. Actuellement, la culture de la soja joue un rôle fondamental dans l'économie du pays : c'est le principal produit d'exportation argentin. La demande en soja est énorme donc tout le monde veut se mettre à en produire. En plus, maintenant avec le soja transgénique commercialisé depuis 1996 aux Etats-Unis par la multinationale Monsanto il devient encore plus facile d'en produire. Il y a plus de problème pour désherber, maintenant c'est facile avec un avion on diffuse sur la culture une bonne dose de désherbant Round Up (autre création de Monsanto). Ca tue tout sauf la plante transgénique qui résiste au désherbant. Juste on ne dira pas le Round Up est cancérigène et que la monoculture de soja OGM est mauvaise pour l'environnement, et ca sera parfait ! ;-)

Bref, l'expansion fulgurante de la soja oblige de nombreux éleveurs de bovins à se déplacer. Resultat: maintenant les petits producteurs qui sont installés sans rien dire sont maintenant menacés. Alors qu'ils vivaient tranquillement depuis 30 ans , 50 ans voire 100 ans, des entreprises commencent à s'intéresser à leurs terres. Or problème, ces petits paysans vivent sans titre de propriété. Les titres de propriété ce sont les entreprises argentines ou étrangères qui les achètent aux descendants de la personne qui avait à l'origine acheter la terre.

Le soucis c'est que ces paysans ne font pas le poids financièrement face à ces entreprises. Certains paysans ne savent même pas qu'ils ont des droits et qu'ils peuvent se protéger. En effet, si quelqu'un a vécu plus de 20 ans sur une terre sans que le détenteur du titre de propriété se soit manifesté le paysan occupant la terre peut faire une demande pour acquérir le titre de propriété.

La province de Santiago del Estero est donc très connu pour les conflits agraires entre petits producteurs et entreprises.

L'ONG FUNDAPAZ aide les producteurs à ce qu'ils connaissent mieux leurs droits afin de se défendre. Elle fait en sorte que les producteurs puissent faire la démarche d'acquérir un titre de propriété avant de rentrer un jour en conflit avec des entreprises...

samedi 10 avril 2010

Buenos Aires, derniers jours de vacances avant le stage !



J'ai eu du mal à me motiver mais me revoilà !

Donc le 24 mars, je suis bien arrivé à Buenos Aires. Dernière étape avant de commencer le stage à Santiago del Estero.

L'idée au départ était de dormir le plus de nuit possible via "couchsurfing". Malheureusement, j'ai eu aucune réponse positive. Donc j'ai décidé d'aller dans une auberge de jeunesse.

Durant mes 12 jours à Buenos Aires, j'ai finalement passé une nuit chez un couchsurfeur (ma seconde nuit). Le gars étudiant en médecine vit avec 3 cousins et une amie dans une super maison. J'ai mangé avec eux le soir puis on est sorti voir un concert. Une bonne soirée !

Le reste de mon séjour,j'etais à l'auberge de jeunesse où l'ambiance etait vraiment super bonne. Le personnel super sympathique. J'ai rencontré des gens d'un peu partout : Dan un gars néo-zélandais de 29 ans qui après avoir vécu 3 ans en Indonésie est arrivé à Buenos Aires pour y vivre. Il a vécu là bas en donnant seulement des cours d'anglais. Stefanie une allemande de 24 ans qui vit au Paraguay. Elle est volontaire dans une école. Claudia une chilienne de 35 ans (je crois) qui a été un peu ma maman :-). Ensuite j'ai rencontré quelques argentins... Et, puis j'ai surtout pas mal sympathisé avec le personnel : Juanito du Surinam, Nino du Pérou et Sil d'Argentine.

Photo: Stefanie Kringe


Ce qui était vraiment bien dans l'auberge, c'est qu'il y avait très peu d'anglophones. J'ai pu parler en espagnol tout le temps avec tout le monde. La nuit coûtait vraiment rien du tout environ 6 euro. Et l'auberge de jeunesse etait super bien situé à deux pas des rues pietonnes "Lavalle" et "Florida".

Malgré que Buenos Aires soit une grosse ville (environ 15 millions d'habitants) je me suis jamais senti oppressé contrairement à Sao Paulo. Le centre ville pourrait tout à fait être le centre ville d'une capitale européenne : peu de problème d'insécurité, les rues sont propres, la pauvreté assex peu visible. Il faut sortir de la ville pour réellement la voir. Il y a de nombreux endroits cool pour se balader : parcs, rues pietonnes, réserve écologique, le port.





Mes deux meilleurs moments passés à Buenos Aires sont :

- La visite du quartier de "la Boca". Très touristique mais tellement jolie !





- Le concert de "La Bomba de Tiempo". C'est un groupe de percussionistes qui joue dans une salle de concert tous les lundis soirs avec à chaque fois un groupe invité. L'originalité du groupe est qu'il est dirigé par un chef orchestre qui avec un système de signes donne le rythme à chaque percussioniste. Vraiment impressionant à voir !

Sur cette vidéo, on voit bien comment fonctionne l'orchestre avec le système de signes :

http://www.youtube.com/watch?v=KrKm5xUQtNo

Bien entendu, j'y ai passé un super bon moment ! J'avais l'impression d´être dans une ambiance de festival d'été un lundi soir... Enormement de gens ! Tout le monde en trance !

Le dimanche 4 avril, j'ai quitté Buenos Aires. Je me suis offert un voyage de quasiment 14 heures de bus pour arriver le 5 avril, jour de mon anniversaire, à Santiago del Estero pour commencer le stage. Quel beau cadeau... ;-)

vendredi 26 mars 2010

De São Paulo à Ihlabela : 8 jours au Brésil !

Avant d'arriver à Buenos Aires, j'ai décidé de rendre visite à deux amis français à São Paulo (SP). Paul et Claire sont des amis que j'ai rencontré pendant mon année passée à Madrid : Paul fait un travail d'investigation sur les radios boliviennes à São Paulo et Claire est en stage au centre culturel de la ville.

Dès mon arrivée, j'ai été impréssionné par la démesure de SP. Elle est giganstesque. 19 millions d'habitants vivent les uns sur les autres. C'est la ville la plus peuplée du Brésil et de l'hémisphère Sud. Au niveau mondial, elle se trouve en 5ème position.


Les buildings poussent de partout. Il y en a plus de 1 000 des plus modernes aux plus vieux délabrés. Il y en a pour tous les goûts !

J'ai été aussi impressionné par la foule de personnes qui marchent dans les rues. Les rues sont bruyantes, sales. Les trottoirs sont craquelés. L'air est pollué par les trop nombreuses voitures. La pauvreté est également présente partout. Des gens dorment sur les trottoirs la nuit avec comme seul protection des bouts de cartons. Le jour de mon arrivée, Paul me racontait que des personnes venaient de se faire expluser d'un squat et que le quartier payait des hommes (armés de matraques) pour éviter que les sans abris ne dorment dans les rues...

Comme vous l'avez compris, SP n'est pas une destination touristique. Ce fût cependant une bonne expérience ! Coeur économique du pays, elle représente aux yeux de millions de brésiliens pauvres la ville rêvée où s'¡nstaller. Or, la réalité est tout autre. Des emplois il y en a pas pour tout le monde. Et puis, la vie coûte plus cher aussi... Conséquence, les pauvres sont partout : les plus chanceux trouvent un logement dans les favelas autour de la ville, les moins chanceux dorment sur les trottoirs du centre-ville.


Voilà le décor !

Après cinq jours à SP, on a fuit direction la côte. Une nuit dans une petite bourgade de 6 000 habitants nommée Paraibuna puis me voilà enfin sur la côte où je prends un ferry pour atteindre mon objectif : Ihlabela, magnifique île et sublimes plages... Cela change de SP !

Deux photos de Paraibuna :



Grâce au site Couchsurfing où je suis inscrit, j'ai été logé gratuitement la première nuit sur l'île par un brésilien de 29 ans Danilo. Ne pouvant pas me loger la nuit suivante, le gars a appelé un ami (Luis) à lui qui a accpeté de me loger (gratuitement aussi). L'ami en question avait en fait 65 ans... Un vrai personnage ! Fan de bouddhisme, adepte de yoga et méditation, chaque nuit à minuit, il descend à la plage à seulement une minute de chez lui pour méditer. Il ne cuisine jamais, il s'en va toujours en ville manger dans un self-service...

Cherchez l'erreur sur la photo :


J'ai passé la soirée avec lui et un couple d'amis de 39 ans (Adriano et Adriana) qui logeait également dans la maison pour quelques jours. Sur la terrasse, Adriano a joué de la guitare toute la soirée (il gagne sa vie en jouant dans les bars de Santos). Adriana, Luis et moi l'écoutions tout en buvant des bières entre deux piqûres de moustiques...

Le lendemain, j'ai passé la journée avec Adriano et Adriana sur la plage... puis je suis rentré à SP le soir.


Mon séjour s'est terminé le mercredi 24, me voilà maintenant en Argentine à Buenos Aires !

mercredi 24 mars 2010

New trip, new blog !

Salut tout le monde !

Me revoilà reparti à l'aventure sac sur le dos, sourire aux lèvres et... chaussures trouées (pour toi maman ;-) ) Destination Argentine !

Après avoir écrit un mémoire de recherche l'année dernière sur une communauté caféière au Guatemala, me voilà maintenant parti pour l'Argentine pour un stage de 6 mois au sein de l'ONG argentine Fundapaz (Fundacion para el Desarrollo en Justicia y Paz). La mission de l'ONG est de soutenir le développement des populations des communautés indigènes et paysannes des régions de Salta, Santa Fe et Santiago Del Estero (trois provinces du Nord de l'Argentine).

Mon travail va consister à réaliser une nouvelle étude sur les producteurs des communautés de Santiago Del Estero afin d'obtenir des donnés plus récentes sur les conditions de vies des populations. Cette analyse permettra par la suite à l'ONG de créer des projets sociaux et productives qui tenteront de répondre aux attentes des familles.

Le stage commence le 5 avril. Pour le moment, c'est tourisme !!